Sous le nouveau règne du Real Madrid, Xabi Alonso a non seulement apporté un souffle de modernité tactique, mais a également ravivé les qualités apparemment oubliées de nombreuses stars. L’un des noms les plus marquants est Aurélien Tchouameni, le milieu défensif français qui renaît de ses cendres et devient un élément indispensable du dispositif madrilène.
La saison dernière, Tchouameni a traversé la période la plus difficile de sa carrière. Sous la direction de Carlo Ancelotti, il a été placé à plusieurs reprises au mauvais poste : défenseur central réticent face à la crise de personnel de l’équipe, et seul au milieu de terrain, sans aucun soutien. Son jeu musclé mais intelligent était contraint à un rôle monotone, sans aucun espace pour exploser. De ce fait, Tchouameni a été vivement critiqué, voire considéré comme un « contrat décevant » pour le Real Madrid.
Mais après seulement quelques mois sous la direction d’Alonso, tout a changé. Le stratège espagnol a rapidement compris que Tchouameni n’était pas seulement un « libérateur » au milieu de terrain. Il avait besoin de plus : de liberté de mouvement, de participation à la rotation du ballon et de la possibilité de participer directement aux situations offensives. Alonso a libéré tout le potentiel de son élève, lui accordant une confiance absolue et un rôle central dans le dispositif tactique.
Désormais, Tchouameni n’est plus un joueur qui doit constamment toucher le ballon pour contrôler le rythme, mais devient un élément clé, à la fois solide en défense et capable d’initier des attaques avec précision. Il est plus proactif dans le choix de ses positions, prenant des décisions rapides et efficaces. De milieu de terrain mono-rôle, Tchouameni est devenu le modèle polyvalent « box-to-box » dont le Real Madrid a toujours rêvé après l’ère Casemiro.
Les statistiques témoignent de ses progrès remarquables : son taux de passes précises dans le dernier tiers adverse atteint 93,5 %, le plaçant en tête des milieux de terrain des cinq meilleurs championnats européens. En défense, il réussit 87,5 % de tacles et remporte 83,3 % de duels aériens, des statistiques qui confirment sa rare polyvalence. Ce sont non seulement des bases solides pour le Real Madrid, mais aussi la preuve que Tchouameni est devenu le joueur le plus polyvalent du monde.
Plus important encore, Alonso lui a apporté trois atouts précieux : l’espace, la confiance et le sens des responsabilités. C’est cette confiance qui permet à Tchouameni de jouer avec aisance, de dominer avec assurance le milieu de terrain et d’être prêt à assumer un rôle de leader en toute situation. L’image du joueur qui a fait sensation en Europe lorsqu’il jouait à Monaco revient, encore plus redoutable.
S’il continue sur cette lancée et se développe dans cette voie, Tchouameni pourrait pleinement intégrer l’élite mondiale des milieux de terrain dans les prochaines années. Et quand cela se produira, les gens se souviendront de Xabi Alonso comme de l’architecte qui a inspiré la version la plus parfaite du milieu de terrain français – un trésor que le Real Madrid a la chance de posséder.